Toute cette nuit, m'a permis de revivre tous nos instants de joie, de bonheur et aussi nos moments de tristesse... Plus de joie que de tristesse je dois dire... Tout ce mois passé à tes côtés, à rire avec toi, à te faire rire... Tous ça a été balayé par une tornade dont je ne pensai pas en voir la couleur... Une tornade infernale contre laquelle je ne peux luter... Je t'ai donné tellement de mon énergie, que tu m'es devenue vitale... Maintenant, je ne suis plus qu'un meuble, immobile, qui attend, moins que paisiblement, sa fin... Que j'espère, proche...
Le 27 juin, à exactement 23h45, nos lèvres se sont touchés... Notre frisson, partagé... Et tu ne l'as pas refusé... Tu me l'as rendu... En t'offrant ce baiser je t'ai aussi offert mon coeur... Il t'appartient toujours... Je n'ai pas la force de le reprendre... Et je ne veux pas le reprendre... Ce moment si romantique que nous avons vécue... Toi dans mes bras... Moi dans les tiens... La douceur de ta peau... Le rythme de ton souffle... Mes baisers dans ton cou... Ton odeur que je respirais comme une essence d'Aphrodite... Un moment magnifique... Parfait...
Je t'ai vaincue, disais tu... Peut-être... Peut-être pas... J'ai pénétré dans ta forteresse, non pas par la force, mais par l'amour sincère de ce baiser... Rassures toi, je n'avais pas l'intention de te nuire en quoique ce soit en occupant le château... Mais mes rêves de vouloir en faire une nouvelle Babylone ont été balayé... Je n'avais pas besoin de penser pour vouloir te rendre heureuse, il me suffisait d'écouter mon coeur... C'était sa loi... Ce pour quoi il se battait...
Entends tu cette mélodie si douce jouée par le chant des oiseaux ?... Je ne sais pourquoi, mais tout cela me fais du bien... Sans doute parce que c'est l'un des chants les plus naturels de ce monde... Tout comme celui de nos coeurs, battants à l'unisson lorsque nous étions l'un contre l'autre... main dans la main... Ton souffle, qu'entendais je, au creux de mon oreille... que je ressentais comme une caresse... Ta chaleur que je sentais contre moi... parcourait mon corps comme un frisson d'éden...
Nous avons vécu tellement de choses ensemble... Et si cette situation pouvait être plus simple, le monde lui aussi n'en serait que plus beau... Je ne peux me résoudre à effacer ce mois de ma vie... Ce fut le mois le plus beau, le plus pimenté... que de le renier sans broncher serait comme mentir à mon coeur... Je n'ai pourtant jamais autant aimé... Et je ne regrette rien... rien de tous ce qu'il s'est passé... Rien de tous ce qu'il est arrivé... rien du tous...
Pourquoi devrais je le renier puisque ce fut le plus beau mois de ma vie?... Celui où je sortais des ombres pour apporter la lumière... Celui où j'avais vraiment de l'importance pour quelqu'un... Celui pour lequel, j'y ai mis toute mon énergie, tout mon coeur... Non, je ne peux le renier comme cela... Dans la tête peut-être, mais dans le coeur... Tout a été marqué au fer rouge... Tout a été gravé... Et je ne peux et ne veux pas l'oublier... Et... je ne veux pas te perdre...
Tu me manques autant que je t'aime...


